News

 

La Société des Régates de Douarnenez propose 2 stages pour l'organisation du Grand Prix Guyader 2015.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La SRD vous accueillera au sur le stand M41 / Hall 1

du 6 au 15 décembre 2013

 

Le KERNÉ se fait faire une beauté

Photo Marc Sauvageot

 

 

Yves THEZE, 60 ans de passion pour le Dragon.

Cher amis,

C’est avec émotion que nous venons d’apprendre la disparition de Yves THEZE à l’âge de 92 ans.

Fervent Dragoniste, fidèle du Grand Prix, il était le doyen de la SRD.

 

Lors des remises de médailles de la FFV en mars 2011, M. Henry BACCHINI et de la fille de Yves THEZE lui avaient rendu hommage et avaient retracé le parcours de ce grand régatier:

M. Henry BACCHINI

Yves Thézé, Finistérien, est né le 1er janvier 1921 à Morlaix ; il est licencié depuis 1946, année de la création de notre Fédération. Aujourd’hui, nous honorons un pratiquant d’une fidélité sans faille, dragoniste invétéré depuis 1948. II est connu au travers de la saga de ses neufs dragons appelés « Coq Rouge ».

Ses débuts : il débute comme mousse à 10 ans sur le « Chasseur », cotre de Carantec de 5m20, puis il acquiert le cotre « Paul André », à 19 ans, en 1940. Les régates organisées par les clubs sont l’occasion de regrouper en nombre : pêcheurs, plaisanciers, marins ou capitaines de yachts, nombreux en Baie de Morlaix. S’y affrontent, la série des cotres de 5m20, les cormorans, les gabarres, les bateaux de pêches. L’intérêt reste majeur : il faut dire que les prix sont en espèces sonnantes et trébuchantes. Yves est requis par le STO. Le « Paul André », lui, traversera la Manche en 1942, armé par de jeunes bretons rejoignant les Forces Françaises Libres. Yves, prisonnier en Alsace, s’échappe grâce à l’aide de civils Alsaciens. II s’installe à Brest et exerce de nombreux métiers, la navigation de plaisance étant interdite par l’occupant.

II est engagé dans les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI). Après la libération, il reprend un petit portefeuille de négociant en vins. II faut vous dire qu’à l’époque plus d’un million d’hectolitres de vin transite par les chais brestois. En 1946, il se marie et achète un nouveau cotre « Le Canada ». Le gréement, comme pour tout les 5m20, est un houari militaire. II adhère à la Société des Régates de Brest.

1948 : naissance de sa fille Danièle. Il équipe François Brannelec, son mentor en dragon sur un Hervé La Rochelle, précise-t-il. La période est intense ; La Ville de Brest est en pleine reconstruction. Notre jeune négociant, amateur invétéré de voitures anglaises, de jaguar en particulier, fait construire son premier dragon « Coq Rouge », chez Le Got en Baie de Morlaix, mais la construction s’avère difficile, notamment un gréement fragile. Lui succéderont 8 autres « Coq Rouge »: Bonin, Borressen, Petitcrew, etc. La liste est longue. Pourquoi « Coq Rouge » ? C’est que l’appellation de « coq » s’affirme à la mode dans l’après-guerre dont Coq Gaulois. Yves prendra l’emblème du Cognac Hardy, Coq Rouge pour son bateau. L’homme court l’Europe de l’Ouest, part régater par la mer, Torquay ou Falmouth : « la nuit, on naviguait en sécurité, 2 ris dans la grand-voile, tourmentin. Le dragon sous-toilé est un bateau sain, il bouchonne, mouille peu, il suffit d’écoper » dit il.

Si, à terre, l’homme est courtois et affable, le barreur, lui, change de peau, et possède le langage d’un capitaine Haddock, plus que fleuri, parfois dévergondé. Il stimule, invective, éructe parfois sur ses équipiers, adversaires. Bref, l’homme n’engendre pas la monotonie, mais inspire le respect par sa passion.

L’homme est généreux. En 1954, il recueille avec son épouse Suzanne, ses deux toutes jeunes nièces, bébés dont les parents ont disparu tragiquement, puis il deviendra aussi tuteur des deux autres enfants de son frère pour les mêmes raisons. Avec Suzanne, ils feront front à toutes ces épreuves de la vie.

Les régates se succèdent : Gold Cup des dragons en Irlande en 1957. En 1958, il quitte la Société des Régates de Brest pour rejoindre le groupe des créateurs du Yacht Club de la Rade de Brest. Courses du RORC Cowes Dinard, Falmouth-Douarnenez combien d’autres, le fin barreur est recherché.

Après 1962, le commerce et la production des vins d’Afrique du Nord venant d’Algérie, du Maroc, baissent sérieusement, il part prospecter le Sud de l’Italie, les rouges généreux des Pouilles, de Sardaigne seront coupés de Rosato de Sicile.

Il essaye d’implanter une flotte de Dragon à Brest, mais la flotte des Requins de la marine à Brest est trop importante. II va rejoindre la flotte de Douarnenez. Il est équipé par Jean-Pol Kerbaol, à la voix de basse puissante, et par ses filles, Danièle surtout, mais aussi Nicole, et Marie-Paule qui l’ont souvent équipé. Il est toujours exigeant en bateau.

Notre ami Jean Le Berre avec sa faconde et son accent, raconte qu’ « Yves avait toujours une attention délicate pour ses équipiers : une bouteille de muscadet par exemple, alors que lui consomme plutôt du coca-cola, des fruits, des légumes qu’il adore ». Son hygiène de vie demeure parfaite. Il a une vie saine, dans un métier difficile qui l’a maintenu dans une bonne forme. Un verre de bon vin de temps en temps, mais jamais d’excès.

Yves entretient toujours sa passion pour la régate, avec son fidèle équipier Bordelais Jérôme Laurier. Depuis plus d’une bonne vingtaine d’années, Jérôme l’accompagne avec dévouement.

Dès qu’il parle de marine à voile, ses yeux bleus s’allument comme des fanaux éclairant l’aventure de la mer. Collectionneur de maquettes historiques, de bateaux, et de demi-coques ainsi que de tableaux de marine, sa maison est un véritable musée. Ses deux bureaux sont remplis de médailles, de tapes de bouche et d’objets de marine. Il faut l’entendre présenter et décrire les théodolites, les sextants, l’originalité de la tête de veau, instrument qui était autrefois utilisé pour la navigation astronomique, une véritable carte du ciel étoilé.

Vainqueur des Régates Royales à Cannes en 1987 pour le retour des dragons, il participe toujours régulièrement au Grand Prix de Douarnenez, aux Royales. A 90 ans, bien conservé, licencié à la Fédération depuis sa création, soit bientôt 64 ans, il demeure un homme de grande pudeur, sensible, passionné, avec ses défauts et ses qualités, comme chacun d’entre nous. Une passion de la régate commencée il y a 80 ans ; Aujourd’hui à travers Yves Thézé, c’est aussi la fidélité d’un respectable et enthousiaste pratiquant de la voile de compétition, notre Sport, qui est récompensé par l’attribution de la médaille d’or de la FFVoile.

 

Fille d’Yves THEZE

Au nom de Papa, je viens vous remercier pour cette médaille d’or de la FFVoile et pour ce très beau discours très touchant. Il est désolé de ne pas pouvoir venir la chercher lui-même. Il a 90 ans, maman 89 ans et il souhaite qu’il reste auprès d’elle.

Cette médaille lui a fait vraiment très plaisir. Il est très honoré et très touché de l’honneur que vous lui faites.

Etant sa fille et son équipière en Dragon depuis mon enfance, je dois vous dire qu’elle me paraît bien méritée. Papa est en effet un grand marin et un fin régatier.

Grand marin, il a fait du bateau depuis toujours. En 1931 il tirait des bords sur un petit côtre dans le port de Roscoff avant d’acquérir le Canada, un petit 4,50. Il a équipé du 505 au Maica à voute. Avec ses 9 dragons, il a régaté partout en France, Brest Douarnenez, Deauville, La Baule, Arcachon, Cannes, en Angleterre, en Irlande, à Palma. Il a fait Cowes Dinard, le Fastnet..., à la demande du Baron Bich, il a entraîné Sovereing et Constellation pour la course de l’América.

En ces temps-là, on traversait la manche en dragon pour aller régater en Angleterre et en Irlande et lui s’inquiétait pour l’escorteur de la marine nationale qui assurait la sécurité les bateaux et qui, balloté par la tempête, n’aurait même pas pu intervenir. Comme vous le savez, le dragon est un « sous marin à voile ». Son équipier a mis sac à terre en arrivant. Pendant toute la traversée, Papa n’avait pas cessé de lui dire « tais- toi et écope sinon on coule ».

Il connaît par coeur les courants de la rade de Brest et des îles d’Ouessant, de Molène, et de Sein. Je garde un merveilleux souvenir de balades en dragon dans le raz de Sein avec le moteur Seagull sur le côté pour les pannes de vent et les grandes cartes en papier qu’il ne fallait pas mouiller pour vérifier les fonds. Nous pouvions passer une journée entière sans s’échanger un mot, juste les tomates et le coup de rouge. On mouillait le dragon dans le port de Sein, on mettait la capote en toile qui allait jusqu’aux winchs et on gonflait les matelas Fina pour dormir. Au matin il fallait récupérer l’ancre qui, avec la renverse, s’était coincée dans la chaîne traversière, c’était un autre sport.

Il n’a jamais peur de la mer ni du vent, il aime le gros temps. Il réduit la voile quand il faut pour passer. Je me souviens en 66 de montagnes russes dans le goulet de Brest avec deux ris et le tourmentin. Le Coq Rouge a rallié Tréboul sans encombre alors que les requins de la marine nationale rebroussaient chemin devant le vent furieux.

Il n’y pas si longtemps encore une régate PETIT NAVIRE par force 7 fraîchissant, Papa plus de 85 ans à la barre, plein vent arrière, la mer très dure de la baie de Douarnenez, ça remuait vraiment, les mats cassaient, il n’a jamais eu la moindre idée d’abandonner la régate. On a gagné 20 places.

Fin régatier, je lui connais aussi des victoires de barreur de petit temps, que la mer d’huile et le soleil n’endorment pas, toujours à la recherche d’une « risette » sur la mer ; REGARDE, REGARDE Comment vont les autres - dans quel sens la bouée là bas - le vent bouge....

Sur la ligne de départ, il connaît la différence de temps entre la fumée et le bruit du canon. Il fait depuis 60 ans des tribords aux SPHARPHEL, KERBAOL, FIACRE, à Philipe d’Angleterre, HEINRICQ du Danemark, Juan Carlos... à TABARLY, aux frères PAJOT ..., aux champions anglais, allemands et russes !

Aux bouées, plus il murit, plus il est casse-cou. Il fonce dans le tas en gueulant Tribord. Avant, il avait peur pour ses vernis. Mais depuis qu’il a un Dragon plastique, force est de constater qu’il craint moins le contact. En criant de l’eau, de l’eau, il fait lofer les gros costauds allemands jusqu’à virer. De toute façon, il se faufile dans le tas de bateaux. Le spi à peine hissé, il faut déjà empanner.

Quand il tombe à l’eau en régates et disparait hors de la vue des équipiers, il prend soin de garder l’écoute de grand voile dans la main. On doit le remonter avec ses bottes qu’il fait tout pour de ne pas perdre ! Bonjour le poids. Et on continue la course.

Il aime aussi la régate à terre, met volontiers le pavillon rouge et sort les instructions de course autour d’une bouteille de muscadet...

Amoureux des bateaux, il collectionne les maquettes et a fait de la maison un musée. Ses 9 dragons, il les bichonne depuis toujours. Pendant des années tous les dimanches d’hiver, il amenait les enfants poncer la coque et les vernis au port de Brest sous un hangar qui sentait bon le chanvre et la peinture. Chaque année, il économisait dans le dos de Maman pour refaire « la garde robe » chez FIACRE : un foc léger, un spi blanc à croix de malte noire. Aujourd’hui, il ne résiste plus à la dame de Petty Crow qui sait toujours lui vendre, le piano de réglage dernier cri, la dernière pompe électrique, celle qui coince, on ne sait pourquoi, en pleine régate quand le dragon enfourne.

Ce n’est ni le lieu ni le moment de parler de son caractère. Tout le monde l’a entendu hurler sur ses équipiers et sur ses équipières… Certains ont vu ses équipiers rejoindre en pleine régates le bateau jury à la nage. Y avait de quoi ! L’esprit de régates qui l’anime libère toujours son expression - même au ponton.

Je voudrais aussi à cette occasion remercier son équipier Jérôme Laurier sans qui il n’y aurait plus de régates. Jérôme à quatre mains et de la patience pour 3. Il sait tout faire, mater, régler les voiles, hisser le spi et border en même temps la grand voile. Il fait de bons sandwichs en bateau et la soupe le soir. Il a surtout la capacité de se faire respecter. Bravo et merci Jérôme de la part de papa et de toute la famille. Grace à toi il garde le moral et la forme tout l’hiver.

National J80 : Interface Concept 2 vainqueur,
Pas de course ce dimanche

 

C’est l’équipage de Simon Moriceau sur Interface 2 Concept qui remporte le National J80 2012. Les 75 concurrents ne courront pas aujourd’hui en raison de conditions météo particulièrement musclées en baie de Douarnenez.

Le Comité de course a décidé de ne pas envoyer les J80 sur l’eau ce dimanche pour la clôture du National. «Nous nous sommes retrouvés à 8 heures ce matin» explique Jean Coadou. «Nous avons envoyé un Zodiac sur l’eau et appelé le sémaphore de la pointe du Raz et celui de la Chèvre. Ça souffle à 25 nœuds et il y a des rafales à 37 nœuds. La mer est croisée avec trois mètres de creux. Donc, ce n’est pas envisageable de les faire courir aujourd’hui. Par conséquent, on reste sur le classement de hier soir».

 

Le podium de ce National J80 Trophée Sambo-Crédit Maritime :

1 - Interface Concept 2 (Simon Moriceau)

2 - Bretagne Crédit Mutuel (Nicolas Troussel)

3 - Gan’Ja (Luc Nadal)

National J80, intense et contrasté

 

Ce matin, Jean Coadou, le président du Comité de course, et Jean Gabriel Le Cléac’h, son acolyte, avaient l’intention de lancer quatre courses. Un programme copieux mais, connaissant parfaitement leurs ouailles, ils savent qu’il en faut beaucoup pour apaiser leur gourmandise. Une fois sur le plan d’eau, c’est pourtant à leur patience, plus qu’à leur appétit, qu’ils ont dû faire appel en attendant que le vent décide de se stabiliser. Finalement, ils auront couru trois manches aujourd’hui.

Bascules et attente…

Les 75 équipages des J80 encore présents sur ce National J80 Trophée Sambo-Crédit Maritime ont finalement pu ouvrir le bal en baie de Douarnenez en fin de matinée après plusieurs procédures interrompues et trois ‘faux’ départs. La faute au vent, capricieux, mollasson et franchement perturbateur. Difficile dans ce cas de mouiller une ligne de départ. «La mise en place d’un parcours est très difficile avec un vent qui bascule sans arrêt» résumait Jean Coadou sans se départir de son calme légendaire.

Après un premier coup de canon sous pavillon P (obligation d’être sous le vent de la ligne au top départ), et un rappel général, c’est sous pavillon noir que la flotte s’est à nouveau élancée en baie de Douarnenez, mais pour un nouveau retour au stand et 7 bateaux BFD (disqualifiés). Ce rappel général sous pavillon noir témoignait de l’impatience montante…

Il était 11 h 52  quand les concurrents ont pu enfin s’élancer, toujours sous pavillon noir, avec, cette fois, un seul concurrent BFD. Le vent était passé du sud-ouest au nord-ouest pour revenir au sud-ouest et s’y maintenir à 10 noeuds. «La patience est le cheval le plus sûr» écrivait William Faulkner, pas sûr que les quelques 300 cavaliers de ce National aient été inspirés par l’auteur du Bruit et la Fureur.

Ça court !

Un bel arc-en-ciel a salué le départ de la flotte comme pour faire oublier cette matinée en demi-teinte. Le vent était alors monté jusqu’à 15 noeuds. Sous un ciel contrasté par des grains perturbateurs, c’est Jaws d’Antoine Corson qui a pris la tête de la flotte sans jamais la lâcher jusqu’à la ligne d’arrivée de cette première course de la journée.

Belle opération aussi pour l’équipage de Nicolas Troussel qui finit deuxième sur Bretagne Crédit Mutuel, suivi par Nicolas Lunven à la barre de Generali. Passés par le Figaro, ces marins-là sont décidément formés à bonne école. C’est par celle-ci que Corentin Douguet a également fait une partie de ses armes. Et tout nouveau venu sur la série J80, hier, il pointait à la quatrième place au général à bord de Nantes St Nazaire-E.Leclerc. Mais les Nantais ont été moins en verve aujourd’hui…

La deuxième course est lancée dans la foulée à 13 h 03. Disciplinés cette fois, les équipages sont partis dans un vent qui soufflait toujours à 15 nœuds tandis qu’une houle d’ouest entrait en baie. C’est Lunven qui imprimait sa marque, décidément bien inspiré, le skipper de Generali, secondé par Charles Caudrelier (encore un ancien Figariste), était suivi par le talentueux Simon Moriceau sur Interface Concept 2. Daniel Souben et Quentin Ponroy sur Electra finissent troisièmes.

Pour la troisième et dernière manche de la journée, dans du vent extrêmement instable perturbé par un train de grains, Jean Coadou et son équipe rencontraient à nouveau des difficultés pour mouiller le parcours. Après de multiples mouillages de ligne, c’est à 15 h 10 que le Comité lance enfin le départ sur un parcours ‘banane’.  Pierre Loïc Berthet (Dunkerque Plaisance) est premier à la bouée sous le vent, un avantage qu’il perd au profit d’All In (Cédric Meunier) au passage de la bouée au vent. La lutte est serrée, mais Cédric Meunier s’accroche et gagne la 6ème course du National devant Bretagne Crédit Mutuel Elite (Antoine Guillou) et Dunkerque Plaisance (Pierre Loïc Berthet).

 

Au classement général provisoire après 6 courses (avant jury), le tiercé gagnant est le suivant :

Interface Concept 2 (Simon Moriceau)

Bretagne Crédit Mutuel (Nicolas Troussel)

Gan’Ja (Luc Nadal).

Les partenaires

La Sambo est une mutuelle spécialisée dans l’assurance des navires de pêche depuis les années 30 et l’un des premiers acteurs du marché français dans ce domaine. Depuis le milieu des années 80 Sambo est aussi assureur complémentaire santé. Enfin leur troisième métier est l’assurance des navires de plaisance, secteur développé actuellement en partenariat avec les équipes du Crédit Maritime.

Le Crédit Maritime, unique banque dédiée exclusivement au littoral, a pour vocation de favoriser le développement économique du littoral. Partenaire historique de la Sambo

Le Crédit Maritime Bretagne-Normandie, présent sur cinq départements (Calvados, Côtes d’Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine et Manche), est une banque régionale mutualiste au service de son territoire et de sa clientèle.

 

National J80, ça tourne !

Ça y est, l’avis de coup de vent a laissé la place à un avis de grand frais, soit 20 à 25 nœuds d’ouest en baie de Douarnenez aujourd’hui. De quoi ravir les 350 concurrents engagés sur le National J80 Trophée Sambo-Crédit Maritime qui vont enfin pouvoir bénéficier d’un terrain de jeu à la hauteur de leur espérance et de leur talent. La qualité du plateau de ce National J80 est à souligner, ainsi que le nombre de participants supérieur à celui de 2011 qui avait déjà remporté un vrai succès.

Du gris pour la première course
On les sentait très motivés ce matin quand le comité les a libérés pour aller sur l’eau. Pourtant, le ciel, d’un gris métallique, se confondait avec la mer, tout juste éclairée par une lumière glaciale. Pas de quoi décourager les équipages des 78 bateaux présents au National J80. Tout aussi vaillants, les fidèles 90 bénévoles de la SRD étaient également sur le pont.
A 10 heures, Jean Coadou a lâché les fauves. «C’est parti dès la première procédure» expliquait le Comité de course. «Deux équipages étaient un peu trop impatients et ont volé le départ sans réparer. Les conditions de navigation sont très bonnes».
Le vent avait un peu molli avant de basculer de 50° sur cette première course qui s’est déroulée de bout en bout dans la grisaille. C’est l’équipage de Simon Moriceau sur Interface Concept 2 qui l’a remportée, suivi par l’Interface Concept 1 (Eric Brézellec), à qui la Coupe de France ne peut désormais plus échapper.
Trois bateaux se sont dégagés de la flotte dès les premières minutes. Sans surprise, Eric Brezellec (Interface Concept 1) faisait partie du trio, Sylvain Pelissier (Voile All’Purpose) et Antoine Debled (Djobi Djoba) le complétaient. En quittant le ponton, Dominic Vittet, équipier de Sylvain Pelissier, déclarait ce matin : «Tout peut arriver, mais nous sommes plutôt affûtés et bien décidés à tirer notre épingle du jeu ».  Et parmi les choses qui peuvent arriver, il y a l’OCS (Départ prématuré sous pavillon P ou I), ce qui fût le cas pour l’équipage de Pélissier et pour celui de Jérôme Allain sur la première manche.

De la lumière pour la suite
La deuxième course a été lancée alors que la baie de Douarnenez faisait la belle et dévoilait toute la palette de couleurs dont elle est capable. C’est peut-être parce que le paysage était si beau que l’équipage suédois de Lars Gellerhed (MK Produkter), a éperonné le bateau d’Eric Brézellec. «Je pense qu’ils ne nous ont pas vus. Nous étions en pleine procédure, tribord amure, ils sont arrivés en bâbord.  Ils sont rentrés au niveau des cadènes, le bateau est bien abîmé. Pour nous le National c’est bâché. J’aurais vraiment aimé continuer de me battre avec les petits copains et remporter ce National qui m’échappe depuis 2004 » confiait, visiblement déçu, Eric Brézellec à son retour au ponton.
Dommage pour cet équipage et pour le National qui se trouve ainsi privé du grand vainqueur de la saison 2012 en J80.
Le Comité ayant décidé de rapprocher le parcours du Rosmeur, le spectacle depuis la terre était superbe, la flotte s’offrant de magnifiques surfs sous spi dans des conditions relativement musclées, avec 20 à 25 nœuds de vent.
C’est Nicolas Troussel (Bretagne Crédit Mutuel) qui a remporté le deuxième round de la journée. Daniel Souben et Quentin Ponroy sur Electra s’emparaient de la deuxième place, suivi de Nicolas Lunven sur Generali. Ce dernier avait mené la flotte jusqu’à ce qu’un malencontreux ‘chalutage’ ralentisse sa progression…
La troisième course de la journée n’a déçu ni les participants, ni les spectateurs. Comme à la parade les 70 monocoques encore en course (après 8 abandons), se sont élancés sur l’ultime confrontation du jour. C’est à nouveau un membre de l’équipe de Bretagne Crédit Mutuel qui s’est illustré en baie de Douarnenez, mais cette fois il s’agit de l’équipage ‘Espoir’ emmené par Antoine Guillou. Interface Concept 2 (Simon Moriceau), s’est interposé entre les ‘espoirs’ et les ‘confirmés’ de Bretagne Crédit Mutuel, Nicolas Troussel complétant le podium de la troisième manche de la journée.
Les gros bras ont déjà montré les muscles pour ce premier combat. Mais, comme le dit Daniel Souben à l’issue de la journée : «quand on est plus de 70 sur une course, il faut être régulier, bon tacticien et avoir aussi un peu de réussite ». La suite demain…

 

Coup de vent sur le National J80
"Trophée Sambo - Crédit Maritime" à Douarnenez

Le coup de vent qui souffle sur la façade Atlantique n’a pas épargné le Finistère. Pour le National J80 "Trophée Sambo - Crédit Maritime", les hostilités devaient débuter aujourd’hui à 15 heures en baie de Douarnenez mais les conditions météorologiques ont contraint le Comité de course à reporter les premières épreuves à demain, 10 heures. Les 79 équipages engagés vont donc attendre que le vent se calme un peu avant de pouvoir s’affronter sur cette ultime étape du National J80. Il y a actuellement 35 nœuds de vent, avec des rafales à 40 nœuds, en baie de Douarnenez.

Flotte des J80 dans le port de Treboul © Jacques Vapillon

Flotte des J80 dans le port de Treboul © Jacques Vapillon


L’issue de la Coupe de France J80 se joue à Douarnenez

La Société des régates de Douarnenez accueille le National J80 du 1er au 4 Novembre 2012. Cette course, la 8ème et dernière épreuve de la saison, compte pour la coupe de France. On attend 80 équipages et les meilleurs de la série seront au rendez-vous.

Une montée en puissance

Le J80 est un petit monotype sportif et spectaculaire qui a été dessiné – comme tous les autres J-Boats - par Rod Johnstone. Lancé en 1993, il est construit chez J Composites. Au fil des années, le J80 a gagné le cœur des passionnés de régates sportives et ‘conviviales’ et connaît un essor impressionnant.

Pour preuve, 80 équipages s’affronteront en baie de Douarnenez sur la 8ème et dernière épreuve comptant pour la Coupe de France. Cet engouement entraîne naturellement une montée impressionnante du niveau des équipages, au sein duquel il n’est désormais pas rare de croiser des coureurs reconnus, issus de la course au large ou de l’olympisme.

Pour cette ultime confrontation de la saison, les meilleurs de la série vont donc rallier Douarnenez du 1er au 4 novembre. Les premiers au classement général provisoire seront évidemment de la partie, à l’instar d’Eric Brezellec, leader actuel et vainqueur 2011. Parmi ses adversaires les plus redoutables, on retrouvera les équipages de Simon Moriceau, Luc Nadal, Hervé Leduc et Martin Le Pape. Ce dernier, actuellement classé 5ème,  ayant à ses côtés quatre régatiers douarnenistes…

Si la connaissance du terrain de jeu est un avantage considérable, elle est largement partagée par de nombreux skippers comme Nicolas Troussel, Jimmy Pahun, Nicolas Lunven ou encore Benoît Charron, tous fidèles au Grand Prix Guyader sur d’autres supports.

 

 

L’expérience de la SRD

L’équipe de la Société des régates de Douarnenez est experte en organisation d’événements de ce type, le succès des Grands Prix et Défis en témoignent année après année. Pour le National J80, c’est Axelle Nédélec qui officiera comme déléguée générale. Cette jeune ingénieur travaux de 26 ans est une habituée des événements nautiques de Douarnenez, pour être intervenue dans l’organisation de plusieurs d’entre eux. En bonne Douarneniste, Axelle navigue en Dragon. Même si c’est la première fois qu’elle endosse une telle responsabilité, elle peut compter sur les ‘filles’ de la SRD (Delphine, Annie et Gaëlle) pour l’épauler avec bonne humeur et efficacité tandis qu’en mer, c’est l’indicible Jean Coadou qui officiera en tant que comité de course.

Le programme

L’esprit Douarneniste soufflera sur ce National grâce à cette convivialité chère au cœur des organisateurs de la SRD.

Chaque soir, le vainqueur du jour sera félicité au cours d’une remise des prix. Au club de la SRD, un bar sera à la disposition des concurrents avant et après les régates. Enfin, le dîner des équipages aura lieu le samedi 3 novembre, avec, comme pour le Grand Prix Guyader une tombola et de nombreux lots. La soirée se poursuivra animée par un DJ.

Les inscriptions et mises à l’eau débuteront le 31 octobre à 13 heures 30.

Le briefing des skippers aura lieu à 13 heures 30 le jeudi 1er novembre et les premières régates débuteront le même jour à 15 heures.

Les Vendredi 2  et samedi 3, le premier signal d’avertissement sera donné à 10 heures 30 et le dimanche 4 à 10 heures.

La remise des prix se tiendra à 16 heures le dimanche 4 novembre.

Les partenaires

La Sambo est une mutuelle spécialisée dans l’assurance des navires de pêche depuis les années 30 et l’un des premiers acteurs du marché français dans ce domaine. Depuis le milieu des années 80 Sambo est aussi assureur complémentaire santé. Enfin leur troisième métier est l’assurance des navires de plaisance, secteur développé actuellement en partenariat avec les équipes du Crédit Maritime.

Le Crédit Maritime, unique banque dédiée exclusivement au littoral, a pour vocation de favoriser le développement économique du littoral. Partenaire historique de la Sambo

Le Crédit Maritime Bretagne-Normandie, présent sur cinq départements (Calvados, Côtes d’Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine et Manche), est une banque régionale mutualiste au service de son territoire et de sa clientèle.

 

Relations presse
Véronique Guillou Le Bivic
0670109125

Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

 

OPEN INTERNATIONAL DE FRANCE DE DRAGON
Du 22 au 25 août 2012

Luc Pillot champion de France

Pas de changement au classement général après celui de  vendredi car aujourd'hui le comité de course a décidé de ne pas lancer de manche. Vent fort, 30 noeuds,  des creux de 2,50m, trop de risques pour les hommes et le matériel : " c'est au delà des conditions de navigation pour la plupart des compétition de ce type" explique Frederic Guérin, Président du Comité de Course. Les équipages ont tout à fait compris et ont pris leur tour pour le grutage. Là aussi il a fallu faire preuve de patience car  il n'était pas possible de gruter lors des rafales de vent. Des conditions surprenantes pour une fin août, mais au final les régatiers ont eu toutes les conditions de vent, moyen, faible et fort, une excellente mise en jambe pour ceux qui font route vers l'Irlande pour la Gold Cup 2012, le championnat du monde de Dragon. L'édition 2013 aura lieu à Douarnenez du 17 au 24 août, avec une centaine de voiliers sur la ligne de départ.  

Le Classement
Sans surprise Lady Jane de  Luc Pillot termine 1er et ravit le titre de Champion de France au baulois Remy Arnaud qui se place tout de même sur le podium à la 3ème place. La bagarre a été rude entre les 2 premiers. Le britannique Martin Payne,  sur Ar Youleg II  cher au président d'honneur de la SRD Louis Urvois, se classe 2ème à 2 petits points. "Les deux premiers ont fait une régate parfaite" analyse Jean Sebastien Ponce. Licencié à la SRD le skipper professionnel est basé à Cannes mais depuis qu'il a découvert  Douarnenez il s'y sent chez lui et ne manquerait pas une occasion de venir régater en Baie.
Le premier douarneniste, Fred Gourlaouen,  est 10ème, derrière des équipages qui pouvaient tous prétendre au titre. Un plateau relevé donc et une compétition qui a tenu toutes ses promesses dans la plus pure tradition locale : sportive et conviviale !

Les résultats après 6 courses

 

Jean-Sébastien Ponce : ici il y a toujours quelqu'un prêt à donner un coup de main

Plusieurs skippers professionnels sont licenciés à la Société des Régates de Douarnenez : une bonne façon pour le club de gagner en notoriété. Jimmy Pahun et Sébastien Audigane ne sont pas très loin de leurs bases, c'est différent pour Jean-Sébastien Ponce. Surprise, pour le cannois,  la cité Penn Sardin n'a pas de mal à rivaliser avec les paillettes de la Côte d'Azur !
Jean Sébastien a découvert Douarnenez en naviguant sur le Dragon de Louis Urvois avec Gwen Chapalain. Skipper professionnel depuis 1991 il a un palmarès éloquent  sur différents types de bateaux : 4 titres de champion de France, plusieurs fois vainqueurs du tour de France à la Voile, il navigue aussi régulièrement avec les frères Peyron, notamment lors des dernières America's Cup World Series.
Basé à Cannes où il y a une importante flotte de Dragon, il navigue régulièrement à bord de ces voiliers exigeants avec une belle réussite. Sur un bateau italien il a été champion d'Italie en 2011 et 2012 et a gagné les Régates Royales de Cannes en 2011.
Cependant Jean Sébastien est toujours heureux de venir à Douarnenez : " il y a une âme ici, les gens sont très accueillants, il y a de la bonne humeur et beaucoup de bonne volonté. A Cannes c'est difficile de trouver quelqu'un pour un coup de main. Ici le travail fait par les bénévoles est incroyable. C'est loin d'être partout comme ça."
Alors quand le calendrier des régates permet à Jean-Sébastien de poser son sac à la SRD, il se sent chez lui !

Mikhaïl Senatorov : Douarnenez est incontournable !

Les Dragon russes ont leurs habitudes à Douarnenez ; pour les Grand Prix ils sont plus d'une dizaine à naviguer sur le stade nautique de la Baie. Cette semaine 3 équipages avaient fait le déplacement, dont Mikhaïl Senatorov, skipper d'Integrity.
Le russe va droit au coeur du sujet : "j'aime Douarnenez, c'est formidable pour naviguer, l'organisation est super et les gens chaleureux". Voilà qui fait plaisir à entendre surtout quand on découvre les plans d'eau et les clubs nautiques prestigieux que Mikhaïl fréquente habituellement.
C'est à Cannes que son Dragon est basé, ce qui lui permet de se déplacer plus facilement au gré des régates en Méditerranée et sur les côtes atlantiques.
Mais où navigue-t-on à Moscou ? "Il y a des grands lacs artificiels autour de la capitale" et c'est là qu'à 18 ans il débute la voile sur le dériveur ultra sportif Flying Dutchman. "Mais j'ai dû mettre ce sport entre parenthèses pendant 25 ans, c'était difficilement conciliable avec les études et la vie professionnelle"
Quand le régatier décide de naviguer à nouveau il y a 13 ans, il rejoint le Yacht Club Pirogovo près de Moscou et découvre le Dragon . Depuis il organise sa vie autour du calendrier des régates de la classe; le week end prochain il sera à Saint-Petersbourg pour la dernière épreuve du championnat de Russie, fin septembre à Cannes pour les Régates Royales et la semaine de Saint Tropez.
Mais pour Mikhaïl et ses deux fidèles équipiers, les rendez-vous douarnenistes sont incontournables : "l'année prochaine nous viendrons encore deux fois, pour le Grand Prix et la Gold Cup, il y a beaucoup de russes qui ont prévu de venir pour la Gold Cup à Douarnenez" annonce le régatier russe, visiblement heureux et à l'aise à la pointe de Bretagne.

 

Médaillé Olympique en 88,  
Luc Pillot régate toujours avec autant de plaisir


Champion Olympique en 470 en 1988, plusieurs  titres de champion d'Europe, champion de France de Match Racing, skipper du Défi français à Auckland, vainqueur du Tour de France à la voile en 1998,  Luc Pillot a tout gagné, ou presque, en voile sportive et en équipage. En bonne place pour remporter le titre de champion de France de Dragon à Douarnenez, retour sur ce qui fait  encore courir le navigateur né il y an 53 ans en Champagne Ardennes, bien loin de l'eau salée !

Et pourquoi le Dragon ?
Luc Pillot : Le Dragon est un bateau plus lourd que tous ceux sur lesquels j'ai couru, mais un peu comme le Soling sur lequel je naviguais dans les années 90, on navigue avec un équipage réduit. Il y a beaucoup de réglages, jouer avec, et en tirer le meilleur, c'est ce que je fais depuis 30 ans !
En plus le Dragon a un côté international intéressant,  comme lors du grand Prix de Douarnenez, c'est une bonne façon de prolonger une carrière internationale.


Lady Jane est inscrit sous les couleurs de : APCC VOILE SPORTIVE, cela correspond à quoi ?
APCC Voile Sportive est le club nautique de la Métropole Nantes- Saint Nazaire. Je suis chargé de mission au sein du pôle sportif de haut niveau et  je travaille à l'Université de Nantes à la section sportive - universitaire de  voile. Je m'adresse plutôt aux étudiants de STAPS  (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) mais en fait les  étudiants de toutes les filières  peuvent venir naviguer. Et cela donne de bons résultats. L'Université de Nantes, championne de France de Match Racing, est sélectionnée pour la deuxième fois pour le championnat du Monde Universitaire qui a lieu tous les 2 ans.

Donc vous êtes prof ? coach ?
Oui, enfin plutôt entraîneur et formateur. Les entraînements hebdomadaires ont lieu sur l'Erdre à Nantes, et le week end en pleine mer du côté de La Baule Pornichet pour régater sur des J22. Passer des rives de l'Erdre à Nantes à une régate internationale peut paraître surprenant, mais en fait c'est la meilleure école pour les virements de bords !

 

Rincés !!!

Les équipages de l'Open International de France de Dragon auront connu toutes les conditions de navigation : bon vent, belle mer mercredi, limite pétole jeudi et 20 à 30 noeuds avec grains et brume vendredi. A ce jeu-là la sélection est rapide et même impitoyable.
Le comité de course a donné deux départs hier. Seuls 17 bateaux étaient à l'arrivée de la deuxième course. 13 abandons donc, pour différentes raisons : casse ou bien tout simplement : "j'ai préféré l'aspect marin à la compétition " a déclaré un concurrent, qui a rejoint le port de Tréboul pour sauvegarder à la fois le bateau et l'équipage.
Conditions musclées donc, même si le comité de course a raccourci le parcours après le deuxième bord de près afin de permettre à tous d'aller se mettre à l'abri.

Mais de retour à la Maison du nautisme, à voir les mines réjouies des marins, tout le monde a visiblement passé un excellent moment.

 

Petit temps mais belle bagarre

Hier les concurrents de l'Open International de France de Dragon ont du patienter jusqu'à 14h  car Eole faisait la grasse matinée. C'est finalement peu avant que 15h que le président du comité de course a donné le départ de la 3ème course. Une belle manche sous le soleil qui a vu la victoire de l'anglais Martin Payne sur Ar Youleg II suivi de près par le douarneniste  Fred Gourlaouen qui fait une belle remontée au général. En tête au général hier,  Luc Pillot prend la 3ème place juste devant le beau Dragon verni Fei Lin's Flirtation. Au général après 3 courses Lady Jane de Luc Pillot conserve la tête.
En fin d'après midi le vent s'étant un peu levé le comité de course décidait de lancer une 4 ème course.

 

C'est à Douarnenez qu'il faut régater

Le portugais José Matoso, président du "Clube Naval de Cascais" a 4 Grand Prix de Douarnenez a son actif. Il revient pour la deuxième fois cette année naviguer dans la cité Penn Sardin, c'est un des "accrocs" au plan d'eau, à l'ambiance et au niveau des épreuves organisées par la SRD. Pour lui pas d'hésitation, '" je conseille à tous les dragonistes, qui veulent faire une régate internationale, d'aller à Douarnenez".

On a aussi entendu parler de Cascais lors du départ de la Transat Classique pendant Temps Fêtes en juillet. La flottille d'élégants voiliers a quitté Douarnenez pour rejoindre Cascais et l'autre flotte venant de Saint Tropez avant le grand départ le 2 décembre pour la Barbade.
Il y a quelques similitudes entre les 2 ports même si par son nombre d'habitants et sa proximité avec Lisbonne, Cascais joui d'atouts indéniables. Cependant c'était aussi une port de pêche qui a connu le début de son développement en tant que station balnéaire grâce aux rois du Portugal qui en avaient fait leur lieu de villégiature estivale. Avec la possibilité de naviguer dans une baie ouverte abritée ou en pleine mer, la voile est reine à Cascais.
Le "clube Naval de Cascais" qui compte 800 membres est le plus actif du pays : organisateur d'épreuves internationales de Dragon, Gold Cup en 1998 et 2008 et Championnat d'Europe en 2013, Championnat du Monde ISAF, RC 44 et America's Cup World Series en 2011 avec la participation du bateau français des frères Peyron. Mais c'est surtout une école de voile avec une section handisport. C'est enfin une pépinière de champions d'où sortent la plupart des sélectionnés olympiques, notamment en Laser, 49er, 470.

L'activité du Clube est soutenu activement par la municipalité qui a fait de la mer, du nautisme et des sports de glisse une priorité. Une réussite qui fait rêver la SRD dont l'objectif affiché est de mettre le Nautisme au coeur du développement économique de Douarnenez et de la Baie.

 

Du 22 au 25 août - Thalasso Douarnenez - Open International de France Dragon

 

PHOTOS


OPEN INTERNATIONAL DE FRANCE DE DRAGON

Un championnat très ouvert

Sur les 30 concurrents de l'Open International de France de Dragon, 15 peuvent prétendre au titre. C'est dire comme le plateau est élevé.
Les dragonistes sont là pour en découdre et hier mercredi les conditions étaient idéales. Bord à bord champions et amateurs, tous dans un esprit sportif mais sans concession.

Jimmy Pahun, Sébastien Audigane, Jean Sébastien Ponce, tous les 3 ont en commun une carrière internationale sur des bêtes de courses avec plusieurs circumnavigations au compteur.  Fiers d''être licenciés à la Société des Régates de Douarnenez où  ils embarquent sur des voiliers certes plus petits mais oh combien technique : "c'est un sport mécanique" reconnaît Gwen Chapalain, commissaire général du Grand Prix Guyader.

Du côté des amateurs le douarneniste Fred Gourlaouen a toutes ses chances, mais les 3 bateaux russes en embuscade ne se laisseront pas faire. Le baulois  Remy Arnaud est là pour défendre son titre...Enfin le skipper de Drago, le portugais José Matoso, président du "Clube Naval de Cascais",  fidèle au plan d'eau depuis 4 ans n'est pas là pour faire de la figuration.

Pour leur premier jour de régate, "le vent était dans le bon sens et le soleil était au rendez-vous" déclare le Président du Comité de course Frédéric Guérin.
mais c'est finalement Luc Pillot, médaillé olympique en 1988,  parmi les meilleurs dragonistes français  qui gagne aisément les 2 manches du jour courues avec un vent d'ouest de 12 noeuds.


So elegant !

Julia Walsh, Ron james, Mark Pettit, sur "Fei Lin's Flirtation", un dragon en bois verni, brillant de mille feux, entretenu au petit pinceau: toute l'élégance britannique!

Place aux jeunes?



La relève est assurée et la moyenne d'âge rajeunie à bord des Dragon. Anne, 16 ans,  à bord d'Ar Dizaon aux côtés de son oncle Patrick Guillou est aux anges et pas vraiment intimidée : normal, c'est une vraie championne, qui a remporté de nombreux  titres en Optimist puis en Laser.

Hier (lundi) les conditions étaient idéales pour l'entrainement!  12 équipages, principalement des locaux,  ont participé aux régates du trophée Vernes, en prologue de L'Open de France.  4 manches ont été validées sous le soleil avec juste ce qu'il fallait de vent.

Dès mercredi ils seront plus d'une trentaine en lice pour  le " Thalasso Douarnenez - Open International de France de Dragon ", sur le stade nautique de la baie de Douarnenez.

légende photo:  régate en famille pour les Bideau sur SPINDRIFT

Les résultats
1: "Ar Youleg II", A